Le Saab 37 Viggen est un chasseur-bombardier multi-rôle atypique. Mis en service dans l'armée de l'air suédoise en 1972, c’est-à-dire en pleine guerre froide, ce monoréacteur avait pour principale mission de préserver les frontières de son pays natal d'une invasion navale soviétique. Afin d'exploiter au mieux le réseau de hangars souterrains que s'est constitué la Suède dès les années 50, il devait être capable de décoller et atterrir sur de courtes portions de route.

Pour atteindre cet objectif, les ingénieurs de Saab ont fait plusieurs choix technologiques radicaux qui expliquent pour partie le look très particulier du Viggen. C'est d'abord le premier chasseur moderne équipé de plans canards, et ceux-ci sont particulièrement imposants. Ils se terminent par des volets déployés au décollage et à l'atterrissage pour augmenter la portance à basse vitesse. Une ouïe a été percée dans la tuyère afin d'implémenter un inverseur de poussée. Pour finir, une “bosse” a été greffée au dos de l'appareil afin de réduire sa traînée induite à haute vitesse. L'apparence globale de l'avion divise, à l'image de l'A-10 Thunderbolt II : on adore ou on déteste.

Le Viggen a été décliné en plusieurs versions :

  • AJ37 : attaque au sol
  • SF37 : reconnaissance
  • SH37 : attaque de navires
  • JA37 : interception
  • SK37 : entraînement

Dans les années 90, une partie de la flotte AJ/SF/SH a reçu une importante mise à niveau donnant naissance à une nouvelle mouture, l'AJS37, qui cumule les fonctions de ses trois prédécesseurs. C'est cette version du Viggen qui a eu l'honneur de rejoindre le panthéon des modules DCS World.

L'AJS 37 est un module à part dans la galaxie DCS. Outre son potentiel de destruction naval et sa capacité à atterrir, ravitailler et redécoller sur n'importe quelle route, c'est -à ce jour- le mud mover le plus rapide du jeu. C'est aussi le premier module DCS équipé d'un radar sol. Enfin, son ordinateur de bord rétro et son HUD à la Star Wars garantissent le dépaysement. Il peut emporter canons, bombes, roquettes, missiles air-air, missiles air-sol, et même un lanceur de sous-munitions.

Il présente hélas quelques inconvénients notables : un nombre restreint d'emports, un nombre restreint de combinaisons d'armes dû aux limitations de l'ordinateur de bord, l'absence de canon embarqué, et l'absence de contremesures embarquées. Mais ce n'est pas tout : sa spécialisation dans l'attaque de cibles préprogrammées (pinpoint strikes) le rend peu performant lorsqu'il doit assurer un rôle de CAS (close air support) : sa caméra -réservée au Maverick- est dépourvue de zoom, et ses pods roquettes se vident tous en un seul tir. Toutes ces contraintes laissent peu de place à l'improvisation, et vous forceront à ravitailler fréquemment. Pour finir, l'AJS n'est pas taillé pour la chasse. N'espérez pas sortir vainqueur d'un duel avec un Mirage 2000C à compétences égales : c'est hautement improbable.

En bref, si vous êtes un mordu d'attaque au sol, que vous avez un penchant pour le rase-mottes à fond la caisse et pour les batailles navales, et si vous êtes assez patient pour programmer vos attaques par le biais d'une interface homme-machine digne d'un film SF des années 60, le Viggen vous tend les bras !

Vue d'ensemble


Commençons par le panneau de gauche, avec la gestion du moteur. La séquence de démarrage s'effectue au-dessus de la poignée des gaz. L'inverseur de poussée est actionné par une poignée située un peu plus haut. Les jauges de contrôle du moteur sont, elles, localisées à droite du panneau central (RPM, pression, température et post-combustion).

Le radar au sol est contrôlé par un joystick dédié, situé à gauche du pilote. L'écran du radar trône en plein milieu du cockpit. Il est entouré de deux anneaux : l'indicateur de menaces radar (RWR), et le compas.

Le sélecteur master mode est placé juste au-dessus du stick radar. Il est utilisé au début de chaque phase de la mission pour indiquer à l'appareil ce qu'on attend de lui : préparation au sol, décollage, navigation aller, attaque ou reconnaissance, navigation retour, atterrissage, et arrêt.

  • BER : Standby - Permet le chargement des données de vol lors du démarrage.
  • NAV : Navigation - Affiche sur le HUD les données du plan de vol (direction et altitude des waypoints).
  • ANF : Attaque - Affiche sur le HUD la projection des waypoints au sol, calcule la portée efficace de tir.
  • SPA : Reconnaissance.
  • LANDNING NAV : Atterrissage aux instruments.
  • LANDNING P/O : Atterrissage à vue.

La position FK n'a aucune utilité en jeu.

L'AP-13 est un viseur télé réservé au tir des missiles air-sol Maverick.

Les contrôles de navigation et de pilotage (vitesse, altitude, autopilote, ADI, angle d'attaque) sont regroupés à gauche du panneau central. Lorsque le waypoint de destination est à portée, il s'affiche sous la forme d'un cercle sur l'écran radar. En haut à droite de cet écran, un témoin rouge indique les alertes d'altitude (collision avec le sol imminente, ou altitude de largage incorrecte).

L'indicateur de destination affiche le nom du waypoint sélectionné. La lettre qui préfixe un waypoint indique son type : B par défaut, M pour les cibles, U pour l'approche des cibles, L pour les pistes. Attention, les chiffres sont minuscules ! Zoomez sur le cockpit en cas de doute. La distance qui vous sépare du waypoint sélectionné est indiquée juste en-dessous, d'abord en dizaines de km (“mil”), puis en km.

Le panneau de contrôle de l'armement est placé sur le mur droit. Un mini-joystick à capteurs de force situé à droite du pilote est dédié au guidage manuel du missile Rb05.

Le Musée du Bourget, qui abrite un SK37 Viggen, propose sur son site une vue à 360° du cockpit.


HUD

Le schéma ci-contre montre à quoi ressemble le HUD du Viggen lorsque vous respectez le plan de vol.

Le chemin à suivre (ici en bleu clair) est indiqué par un “tunnel” composé de 6 segments ; le cap est affiché juste en dessous : on lit ici 17, soit 170°. Lorsque le sommet du “tunnel” est collé à l'horizon artificiel, cela veut dire que le pilote vole à l'altitude recommandée par le plan de vol, qui est ici de 500 mètres.

Le segment du vecteur vitesse (ici en vert pâle) se déplace verticalement ; il monte si vous êtes trop rapide, et descend si vous être trop lent. Ici, la vitesse du plan de vol est parfaitement respectée.

La timeline (ici en gris clair) prévient le pilote de l'imminence d'une action à effectuer, qu'il s'agisse d'un largage ou d'un changement de direction.

Le segment qui représente l'altitude radar (ici en noir) se rapproche de l'horizon artificiel lorsque le sol se rapproche de l'avion.

Un levier permet de changer l'orientation du HUD pour les phases de décollages et d'atterrissages, et pour certains types de bombardements.
Le reference button permet de prendre l'altitude courante comme nouvelle altitude à suivre.


Aides au pilotage

Stabilisation :

  • SPAK : stabilisation - Le Viggen est doté de deux paires d'élevons. Le pilote contrôle les élevons intérieurs pour diriger l'appareil ; le mode SPAK contrôle les élevons extérieurs pour le stabiliser. La stabilisation ne doit être désactivée qu'en cas de défaillance.

Attitude :

  • ATT : maintien de l'attitude - Conserve la profondeur, et le roulis s'il est compris entre 7 et 66 degrés. La profondeur peut être ajustée à l'aide du trim.
  • ATT + trim gauche/droit : circuit d'attente - Le diamètre du circuit dépend de la vitesse. Pour changer le sens du circuit, donner deux coups de trim dans le sens opposé.
  • ATT + HOJD : vol en palier - Trim haut ou bas pour ajuster l'altitude.

Vitesse :

  • AFK trains rentrés (mode 1) : vitesse constante de 550 km/h - Idéal pour les circuits d'attente.
  • AFK trains sortis (mode 2) : aide aux atterrissages - La vitesse réduit à mesure que le sol se rapproche.
  • AFK trains sortis + α 15.5 (mode 3) : aide aux atterrissages très courts - Même chose, mais à plus basse vitesse.


Data panel

Le data panel est un ensemble clavier-écran connecté à l'ordinateur de bord. Il est utilisé pour la saisie (IN) et l'affichage d'informations (OUT). L'écran se résume à un indicateur à 6 digits. Une molette permet de jongler entre 8 modes distincts. Le choix du sous-mode (IN ou OUT) s'effectue à l'aide d'un interrupteur.

  • AKT POS : affiche les coordonnées de l'appareil ; permet de choisir un waypoint.
  • REF LOLA : gère les coordonnées des waypoints et des bases.
  • BANA / GRANS : gère l'axe d'approche des pistes et waypoints.
  • VIND / RUTA / MAL : calcul de la dérive dûe au vent ; configuration des zones et waypoints de reconnaissance.
  • TID : gère le temps de parcours et la vitesse associés à chaque waypoint.
  • TAKT : affiche l'état des emports (1=prêt à servir / 0=vide / “-”=en erreur / clignotant=sélectionné); gère les waypoints d'attaque, les waypoints d'approche, la réserve de carburant, le TERNAV, et d'autres systèmes.

La position ID-NR n'a aucune utilité en jeu.

Notez la position excentrée de la touche 0 (zéro).

La touche RENSA (effacement) ne sert qu'en de rares occasions. Un carter transparent prévient tout appui involontaire.

Une saisie ratée s'annule en switchant vers le sous-mode OUT.
Le panneau des waypoints fait partie du clavier du data panel.


Détecteur de menaces

Le Viggen possède 6 “lobes” de détection des menaces radar. Dans le cockpit, ces lobes sont représentés par 6 lumières jaunes en forme d'arcs de cercle, équitablement réparties autour de l'écran radar. Chaque lumière indique la direction approximative d'une menace, à 60° près.

Dans l'exemple ci-contre, l'appareil signale la réception de deux signaux radar différents : l'un dans nos 9 heures vers le cap 195, l'autre dans nos 5 heures vers le cap 075.



La fréquence du signal sonore renseigne sur le type de menace :

Moins d'un bip par seconde :

  • Un bip long toutes les 10 secondes = EWR en mode recherche.
  • Un bip long toutes les 3 secondes = lanceur SAM (terrestre ou naval) en mode recherche.
  • Un bip moyen toutes les 1,5 secondes = chasseur ou navire de classe Moskva en mode recherche.

Plus d'un bip par seconde :

  • Deux bips courts par seconde = chasseur.
  • Cinq bips courts par seconde = lanceur SAM ou autocanon en mode poursuite.

Vous pouvez vous entraîner à reconnaître le son des différentes menaces radar par ici.


Écran Radar

Le radar sol qui équipe l'AJS37 a plusieurs rôles :

  • Repérage géographique (fait office de carte)
  • Corrections manuelles et automatiques (TERNAV) de la dérive de géolocalisation
  • Détection de navires
  • Détection de groupes de véhicules au sol
  • Détection de cibles aériennes
  • Calcul de la portée efficace de tir air-sol et air-air
  • Aide à l'évitement de terrain

Le radar ne permet en aucun cas le verrouillage de cibles ; il ne fait qu'afficher les échos radars renvoyés par l'environnement. Le pilote peut toutefois juxtaposer des waypoints sur les points indiqués à l'écran, et ainsi lancer ses ogives à l'emplacement de ses cibles.

L'écran permet également de visualiser la position du waypoint sélectionné, ou encore l'orientation d'une piste d'atterrissage.

Il existe trois modes radar :

  • A0 : Radar éteint.
  • A1 : Affichage PPI (polaire).
  • A2 : Affichage B-scope (zoom “carré”, facilite la visualisation d'un objectif).

Un sous-mode “évitement de terrain” affiche en noir les obstacles qui se dressent devant le nez de l'appareil. Le passage au mode A0 désactive automatiquement le sous-mode “évitement de terrain”.

La portée du radar est réglable : 15 km, 30 km, 60 km ou 120 km. Il est également possible de régler l'élévation de l'antenne radar.

Il existe deux moyens d'améliorer le rendu à l'écran du radar :

  • choix du mode de contraste : LOG (logarithmique, sélectionné par défaut) ou LIN (linéaire, affichage très contrasté, utile pour la recherche air-air et l'évitement de terrain).
  • réglage du gain à l'aide du potentiomètre MKR.


Démarrage à froid

Il s'agit ici d'une procédure simplifiée (aucun check).

  1. Ground Intercom (TRAD) > Demander l'allumage du groupe de parc (ou F8 > F2> F1)
  2. Insérer la cartouche à l'arrière gauche du pilote.
  3. Main Electric Power (HUVUDSTRÖM) = TILL
  4. Low-pressure Fuel Valve (LT-KRAN) = TILL
  5. Acquitter le Master Caution (HUVUDWARNING)
  6. Throttle en mode GROUND IDLE (clic sur l'extrémité gauche de la poignée des gaz)
  7. Generator = TILL
  8. SLAV-SI = FRAN
  9. CI-HUD = LD
  10. Déverrouiller l'horizon artificiel de secours (clic sur le bouton en bas à gauche)
  11. Vérifier que les deux altimètres (principale et secours) indiquent 0
  12. Allumer les lumières extérieures.
  13. Data selector = REF/LOLA IN
  14. Entrer le code 9099 et valider par LS
  15. Data selector = REF/LOLA OUT
  16. Noter le numéro qui s'affiche (90xx) : c'est le code de votre base de départ
  17. Data selector = REF/LOLA IN
  18. Entrer le précédent code 90xx et valider par L/MAL (si vous devez vous poser sur une autre base, vous trouverez son code dans le kneeboard)
  19. Oxygen = TILL
  20. Fermer la verrière
  21. Maintenir le bouton START pendant 2 secondes (STARTSYS doit s'afficher)
  22. Armer le siège éjectable
  23. Master mode = NAV
  24. Placer le HUD en position basse
  25. Ground Intercom (TRAD) > Demander l'extinction du groupe de parc (ou F8 > F2> F1)
  26. Activer brièvement le frein de roue pour débloquer le frein de parking
  27. Commencer le taxi.

Penser à trimer l'inclinaison de l'avion :

  • 0° sans réservoir externe
  • -3° avec réservoir externe (3 degrés vers NOSE UPP)

Décollage

  • Décoller entre 250 (à vide) et 270 km/h (chargé) en postcombustion 2 ou 3.
  • Le nez de l'avion ne doit pas dépasser le plus grand segment du “tunnel”. Cela correspond à une inclinaison de 13°.
  • Rentrer les trains trop vite peut provoquer un décrochage, car cela rabat également les volets du canard.

Sélectionner un waypoint

  1. Data panel = AKT POS OUT
  2. Presser le bouton du waypoint désiré (le nom du waypoint s'affiche sur l'indicateur de destination)

Préfixes des waypoints :

Décollage / atterrissage :

  • L : piste
  • LB : piste équipée d'un émetteur TILS
  • LF : touchdown point

Mode NAV :

  • B : point de passage
  • M : emplacement de cibles
  • U : popup point (précède les cibles)
  • E : en attente de validation de la correction
  • BX : points de repères

Mode SPA (reconnaissance) :

  • R : partie de la zone de recherche
  • M : cibles scrutées
  • S : cibles pistées

Passer un waypoint en mode attaque

  1. Data panel = TAKT IN
  2. Presser la touche 9
  3. Presser le bouton du waypoint désiré (000000 doit s'afficher)

Le waypoint sera dorénavant préfixé d'un “M”.

Pour repasser un waypoint en simple point de passage, presser la touche 0 au lieu de la touche 9.


Atterrissage

  1. Master mode = LANDNING NAV
  2. Sélectionner le waypoint L/MAL
  3. Radar = A1 ou A2
  4. Lorsque le waypoint apparaît sur l'écran du radar, viser l'extérieur du cercle.
  5. A une vingtaine de kilomètres de la piste, activer l'AFK (facultatif).
  6. Arrivé à 550 km/h, sortir les trains d'atterrisage.
  7. S'aligner avec la piste.
  8. Actionner l'inverseur de poussée (facultatif).
  9. Au touchdown, attendre que le train avant reste en contact avec le sol.
  10. Remettre les gaz si l'inverseur de poussé est activé : cela freine l'appareil.
  11. Actionner le frein de roue.
  12. Lorsque la vitesse est quasi nulle, couper l'inverseur de poussée (facultatif).


Corrections de positionnement

Il est parfois nécessaire d'apporter des corrections aux waypoints chargés dans la mémoire du Viggen. On peut vouloir corriger :

  • la position d'un target waypoint (M), afin qu'elle corresponde à l'écho radar de la cible,
  • la position géographique de l'appareil (tous les points de passage sont alors affectés par la correction).

Ces deux types de corrections s'appliquent soit à l'aide du radar, soit de visu.

Correction au radar

  1. Allumer le radar (mode A1 ou A2)
  2. Préparer la correction avec T1 : l'indicateur de destination affiche maintenant la lettre E.
  3. Placer la croix apparue sur l'écran radar au-dessus de la position attendue du waypoint
  4. Appliquer la correction avec TV : l'indicateur de destination n'affiche plus le E.

Correction de visu

  1. Préparer la correction avec T1 : l'indicateur de destination affiche maintenant la lettre E.
  2. Survoler la position correspondant au “vrai” waypoint.
  3. A la verticale du point, appliquer la correction avec TV : l'indicateur de destination n'affiche plus le E.

Annuler la correction de positionnement de l'appareil

  1. Soulever le cache du bouton RENSA.
  2. Le premier appui sur ce bouton annule la dernière correction effectuée. (??)
  3. Le second appui supprime toutes les corrections apportées. (??)
  4. Il n'est pas possible d'annuler la correction d'un target waypoint.

Pour la plupart des armes employées, le HUD du Viggen renseigne le pilote sur sa fenêtre de tir en affichant une timeline. L'image qui suit montre les différentes étapes de l'affichage de cette timeline. Sur la première image, la cible est trop éloignée ; sur la seconde, la timeline indique que l'appareil est hors de portée ; sur la troisième, l'appareil vient d'arriver à portée de tir ; sur la quatrième, la fenêtre de tir va se fermer dans une poignée de secondes. Une ultime étape fait clignoter le segment central.


Dans la suite de cette section, il est parfois demandé de régler la QFE de la cible. Cette information se trouve dans le kneeboard de l'appareil (RShift+K, puis tourner les pages avec la touche “$”), sur la page de résumé des waypoints.

Quand elle est nécessaire, cette information est cruciale pour le calcul de la solution de tir, et donc pour le succès de la frappe. S'il est simple de récupérer la QFE lorsque la cible est à proximité immédiate d'un waypoint, il est plus compliqué de déterminer la QFE d'une cible d'opportunité.

Voici un résumé de l'importance de la QFE pour chaque arme : Aucune utilité : Rb75, Rb05, Rb24 et Rb74. Nécessaire pour obtenir l'autorisation de tir, mais une QFE peu précise suffit : Rb04E, Rb15, BK90. Nécessaire pour afficher assez tôt les informations de portée sur le HUD : ARAK (pod roquettes), AKAN (pod canons). Indispensable pour atteindre la cible dans certains modes : M-71 (bombes).

Différentes solutions pour déduire la QFE d'une cible d'opportunité :

  • Sur terrain plat, en utilisant l'altimètre radar à l'approche de la cible :
    1. Passer en altitude barométrique : à l'extérieur du “tunnel” du HUD, le segment horizontal représente l'altitude radar, et le segment vertical l'altitude barométrique.
    2. Modifier la QFE de sortie que le segment vertical soit posé juste au-dessus du segment horizontal, comme ceci :
  • Sur terrain accidenté, à condition de connaître l'altitude de la cible :
    1. Récupérer la QNH en contactant la base.
    2. Diviser l'altitude de la cible par 9,3 ce qui nous donne X.
    3. La QFE à l'emplacement de la cible vaut : QNH - X.

Attaque au sol / en mer

Rb75-Maverick

Portée maximum : 22 km

Le Rb75 n'est rien autre qu'un missile “tire et oublie” Maverick AGM-65A à guidage TV. La caméra mobile -dépourvue de zoom- montée sur sa face avant permet au pilote de localiser et de verrouiller une cible. Puis, une fois le missile tiré, elle assure le guidage jusqu'à l'impact. Le Maverick ayant été implémenté tardivement par les ingénieurs, ceux-ci ont dû miniaturiser l'écran TV sous la forme d'un viseur, l'EP-13.

  1. Weapon mode = RB75 : le viseur AP-13 s'allume.
  2. Master mode = ANF : le waypoint sélectionné est représenté par un cercle sur le HUD.
  3. Pointer le nez de l'appareil en direction du cercle. L'usage de l'autopilote permet de faciliter la suite des opérations mais n'est pas obligatoire.
  4. Rapprochez-vous du viseur EP-13.
  5. Passer en mode T1 et déplacer le réticule sur votre cible.
  6. Passer en mode TV, puis vérifier que le réticule s'est bien arrêté sur votre cible.
  7. Déprotéger (trigger UNSAFE) puis tirer.
  8. Protéger (trigger SAFE), puis s'éloigner rapidement de la zone de combat.

Si le réticule EP-13 se met à clignoter, ça veut dire que l'appareil fonce droit sur le sol.


Rb05-Missile téléguidé

Portée maximum : ~9 km

Le tir de missile Rb05 est un peu déconcertant : c'est le pilote, et non l'avion, qui guide le missile dans sa course. Le pilote doit donc gérer le vol de deux aéronefs en même temps. C'est pourquoi il est conseillé d'activer l'autopilote du Viggen pendant le tir. Attention, la batterie du missile se vide progressivement dès sa déprotection (trigger UNSAFE) : vous avez alors 40 secondes pour lancer la mise à feu.

  1. Master mode = ANF
  2. Weapon mode = MARK, ou SJÖ si la cible est un navire.
  3. Déprotéger (trigger UNSAFE) et tirer.
  4. Guider manuellement le missile tout au long de sa course, en le plaçant juste au-dessus de la cible, de manière à visualiser celle-ci jusqu'à l'impact.


BK90-Lanceur de sous-munitions

Portée maximum : ~7 km à Mach 0.9

Le BK90 est un lanceur de sous-munitions “tire et oublie” dépourvu de système de propulsion. Il entame son vol plané à la même vitesse que l'appareil qui l'éjecte. Le lanceur peut modifier son orientation en vol, et est équipé d'un radar sol qui le guide vers sa cible et lui permet de raser le sol en mode “évitement de terrain”. Arrivé à portée de sa cible, le BK90 éjecte ses sous-munitions à une hauteur de 60 m.

Pour que le Bk-90 atteigne sa cible, il est important que l'avion soit correctement géolocalisé. En cas de long trajet, il faudra donc veiller à effectuer une correction de dérive (self-position fix) avant de tirer.

  1. Entrer la QFE du waypoint cible.
  2. Choisir entre IMPULS (tir d'un emport) et SERIE (tir de tous les emports).
  3. Master mode = ANF : deux marqueurs de la timeline clignotent, indiquant que la cible est hors de portée.
  4. Déprotéger (trigger UNSAFE).
  5. Conserver une altitude radar inférieure à 500m : le témoin d'alerte altitude doit rester éteint.
  6. Conserver une vitesse comprise entre Mach 0.7 et Mach 0.9.
  7. Tirer quand la timeline indique que la cible est à portée (ci-contre).
  8. Quitter aussitôt la zone de combat.

Le menu TAKT IN du data panel permet de choisir l'étendue de la frappe du BK90. Entrer l'un des codes suivants et valider par LS :

  • 921000 = frappe étendue en longueur
  • 922000 = frappe étendue en largeur
  • 923000 = frappe compacte (par défaut)

A ce jour, cette arme ne fonctionne en multijoueurs que chez l'hôte. La correction de ce bug nécessite une mise à jour du “noyau” de DCS.

Attention, LA SUITE EST EN MODE BROUILLON


M/71-Bombe freinée

High-drag (non guidée)

Master mode = NAV Voler entre 100 et 150m d'altitude, et entre 800 et 900 km/h. …

M/71-Bombe non-freinée

Rb04

Portée maximum : 32 km.

Rb15

Portée maximum : 70 km.


Canon

Combats aériens

-expliquer comment utiliser le radar en mode air-air-

Rb24-Sidewinder

Canon

Rb05


  • Emporter une combinaison d'armes non prévue par l'appareil : vous ne pourriez pas utiliser l'armement.
  • Tirer fort sur le manche en basse vitesse, et notamment au décollage : le moteur risque de caler.
  • Ne pas régler la QFE avant de bombarder un site : ça va probablement tomber à côté.
  • Oublier de désigner comme tels les waypoints correspondant à la position de vos cibles : n'oubliez pas que tout se planifie dans le Viggen.
  • Laisser le système de géolocalisation dériver : sur les longues distance, vous risquez de vous perdre.
  • Ne pas oublier les waypoints “landing”.
  • Les longs trajets peuvent produire une dérive du système de géolocalisation du Viggen. Il est alors recommandé de placer les waypoints sur des points géographiques reconnaissables : cela facilite les opérations de corrections de la dérive.

– Expliquer comment choisir une route comme point d'atterrissage (ligne droite, terrain plat, distance mini). –

– Mettre en place un ravitaillement sur route (cf. Forum ED). –