Conçu à la fin des années 70, le Ka-50 est un hélicoptère de combat vraiment à part. A ce jour, lui et sa déclinaison biplace Ka-52 sont les seuls à disposer de deux rotors contrarotatifs. Cet exotisme lui donne une puissance et une stabilité hors du commun, puisqu'en plus d'améliorer la portance, il supprime l'effet de couple que subissent les pilotes d'hélicoptères monorotors. Par ailleurs, son électronique et son canon “fixe” permettent au pilote d'assurer seul le vol et l'attaque des cibles, quand tous ses concurrents -l'Apache, le Cobra, le Havoc, le WZ-10, le Tigre…- embarquent obligatoirement un tireur.

Autre innovation majeure, le Ka-50 fut le premier hélicoptère équipé d'un siège éjectable. Les rotors sont expulsés peu avant le pilote par des boulons explosifs, évitant à ce dernier de finir haché menu.

Blindé, le Blackshark est capable de mener des attaques à haute vitesse, en passe frontale, latérale ou en “funnel”, c'est à dire en tournant autour de sa cible tout en la gardant devant lui. Il peut aussi rester complètement immobile en vol, facilitant le travail “à distance” du pilote, qui peut alors se consacrer entièrement à l'observation et à l'attaque.

Dans la panoplie DCS World, le Ka-50 est l'un des modules les plus réalistes, et l'un des plus réussis. Le comportement de l'appareil peut parfois surprendre les débutants, mais avec un peu de temps vous maîtriserez rapidement le vol et l'attaque au sol. Cette page liste ce qu'il y a de plus important à savoir. Toutefois, pour parfaire vos connaissances, la pratique en multijoueurs vous est chaudement recommandée ! Passez sur le forum de Canard PC si vous souhaitez voler en bande. Pour compléter votre formation, n'hésitez pas à dévorer le manuel officiel de la bête (534 pages !).

Il est temps de se mettre au chaud. Entrez, entrez… attention à la tête quand même, vous vous trouvez dans un hélicoptère monoplace. Au premier abord, le cockpit du Blackshark est déroutant car les contrôles entourent littéralement le pilote : devant, sur les côtés, au-dessus, en-dessous, et même derrière. Heureusement, ils sont rangés par catégories. Ici, pas question de détailler chaque bouton : nous allons simplement repérer l'emplacement des instruments essentiels et les décrire brièvement.


L'essentiel

Le détecteur de menaces peut vous indiquer la provenance approximative d'un laser hostile par le biais de 4 leds rouges (midi / 3h / 6h / 9h) et de deux voyants haut/bas (menace terrestre / menace aérienne). Encore mieux, les deux voyants du bas vous renseignent sur la nature du laser : mesure-t-il la distance qui sépare son émetteur de votre appareil, ou guide-t-il un missile ? Vous le saurez.

Le HUD (afficheur tête-haute) synthétise les informations importantes telles que l'altitude et la vitesse de votre appareil. Il vous permet aussi à tout moment de localiser l'objet pointé par le viseur de la caméra embarquée. Nous en resterons là pour le moment.

Le panneau de contre-mesures UV26 vous permet de configurer et de lancer des séquences de flares pour tenter de tromper les missiles ennemis.

L'EKRAN et sa douce voix, “Betty”, vous fourniront les informations relatives à la sécurité et à la santé de votre appareil. Cet instrument vous annoncera les pannes, l'arrivée des menaces laser, et les rappels utiles tels que “sortez vos trains”. Il est accompagné d'un bouton d'acquittement.

Enfin, le verrouillage des cibles s'effectue à l'aide de la caméra Shkval et du laser qui l'accompagne.



Assistance au pilotage

Passons maintenant à l'assistance au pilotage qu'il faut bien appréhender. Il est difficile de maîtriser l'attitude d'un hélicoptère, même lorsqu'il est équipé de deux rotors contrarotatifs. Aussi, le Ka-50 dispose de deux types d'aide au pilotage :

  • L'amortissement (ou damping) corrige en temps réel les mouvements brusques du pilote, afin d'éviter le phénomène des “PIO”. On peut dire qu'elle “lisse” les mouvements appliqués à l'hélicoptère.
  • Le maintien de l'attitude conserve le mouvement initié à l'hélicoptère. Il s'agit du mode “auto-pilote” par défaut.

On peut appliquer ces deux assistances à 4 paramètres de vol : le roulis, le tangage, le lacet et l'altitude. Les 3 premières sont activées par défaut, comment en attestent les 3 carrés bleu vif à l'image ci-contre (bank hold, pitch hold, et heading hold).

Le trimmer permet de mémoriser l'attitude courante de l'appareil. Son fonctionnement est détaillé dans une section dédiée.

Il est possible de désactiver le maintien automatique de l'attitude en activant le mode Flight Director. Ce mode est très pratique pour effectuer des attaques à haute-vitesse car il “adoucit” les contrôles de l'appareil.

Notez enfin que le Ka-50 propose un mode “route” (touche R) qui délègue le suivi des waypoints à l'appareil, ainsi qu'un auto hover qui permet d'immobiliser complètement l'appareil dans l'espace.



Géopositionnement

Le Ka-50 embarque deux systèmes de géopositionnement bien différents :

  • L'ABRIS, qui utilise la géolocalisation par satellite, et dispose d'un bel écran couleur affichant une carte et plein d'autres panneaux,
  • Le PVI-800, qui utilise la géolocalisation par centrale inertielle et n'a pour seul affichage que les coordonnées des waypoints. A ce sujet, le PVI ne peut gérer qu'un maximum de 6 waypoints. Inutile de dire que nous n'allons pas nous attarder sur cet instrument.

Si vous comptez voler tout seul dans votre coin, c'est tout ce que vous avez besoin de savoir.

En revanche, si vous souhaitez voler dans une équipe de 2 à 4 Ka-50, sachez que les ingénieurs de Kamov ont intégré un datalink qui permet de suivre l'évolution de vos collègues sur l'ABRIS et de partager avec eux -via le boîtier PRTz- des références géographiques, telles qu'une cible que vous avez verrouillée, ou encore un site à défendre. Pour apprendre à se servir du datalink, lisez la section dédiée.

Il arrive qu'un pilote peu expérimenté perde son appareil sans même rencontrer d'ennemi. Il a en effet deux moyens d’auto-détruire son Ka-50. Nous allons voir comme éviter tout ça.

Le vortex

Votre hélicoptère est immobile ou presque, et vous entamez une descente en réduisant le pas collectif. Soudain, l'hélicoptère perd sa portance et se met à vibrer de partout. Il est pris dans son propre vortex. Que faire ? Commençons par sortir de ce mauvais pas. Plutôt que d'augmenter le collectif, geste qui ne ferait qu'augmenter la vitesse de votre chute, orientez franchement le nez de l'appareil vers le sol afin de transformer votre vitesse verticale en vitesse horizontale, un peu comme vous le feriez avec un wingsuit. En espérant que vous aviez suffisamment d'altitude au départ, vous devriez vous en tirer avec quelques cheveux blancs.

Bon. Mais comment éviter de tomber dans un vortex à l'avenir ? Facile : scrutez votre VVI pendant la descente (image ci-contre) et veillez à ne pas atteindre la vitesse horizontale de -5 mètres par seconde.

Le Moulinex®

Les rotors contrarotatifs du Ka-50 font autant sa force que sa faiblesse. En effet, sous certaines conditions, il peut arriver que les deux jumeaux se téléscopent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, et c'est la chute libre et l'éjection obligatoire pour le pilote. Il faut donc à tout prix éviter le rapprochement fatal des 2 disques que forment les rotors en tournant.

Votre pire ennemi est la vitesse : vous ne devez pas atteindre les 297 km/h ! Si vous bravez l'interdit, une alarme va retentir pour vous raisonner, car les rotors sont alors très proches l'un de l'autre. Et c'est souvent ici qu'apparaît votre second ennemi : le geste brusque. Celui-ci peut aussi faire se rencontrer les pales des deux rotors. Alors, tout doucement, faites monter l'appareil vers le ciel, afin qu'il décélère. Voilà, vous êtes tiré d'affaire.

Notez qu'il est tout à fait possible de provoquer l'effet “Moulinex” sans avoir atteint les 300 km/h. Un geste brusque suffit.

Le trimmer permet d'aider un pilote d'hélicoptère à conserver sa trajectoire. L'explication qui va suivre est un gros résumé de cet excellent article en anglais.

Imaginez : vous devez piloter une voiture sur un circuit parfaitement circulaire. Une fois lancé, il vous faut maintenir le volant dans une certaine position, et cela en permanence. Vos bras commencent à fatiguer.

Imaginez maintenant une voiture avec un ressort qui maintient le volant à votre place. Vous soufflez enfin. Bien sûr, ce n'est pas parfait : vous devez encore parfois donner un petit coup de volant à droite ou à gauche, mais globalement vos bras ne sont plus sollicités en permanence. C'est le but du trimmer.

Le ressort de votre voiture a toutefois un inconvénient : il positionne le volant dans UNE SEULE position particulière. Si le circuit se mettait à tourner dans l'autre sens, vous devriez lutter contre le ressort. Pas très pratique.

Le trimmer du Ka-50, lui, est un ressort que vous pouvez régler quand vous le souhaitez. Un virage à gauche ? Appuyer sur le trimmer pendant votre virage et le Blackshark va maintenir la trajectoire. Un virage à droite survient ? Tirez le manche vers la droite, mettez un coup de palonnier en prime, puis réinitialisez le trimmer. Votre monture va maintenant virer à droite toute seule. Cela fonctionne aussi évidemment pour la montée, la descente et le vol en ligne droite.

La commande du trimmer ne nécessite qu'un seul bouton, car contrairement à ce qu'on trouve sur les avions, il contrôle les 3 axes en même temps (tangage, roulis, lacet). Oui, il contrôle aussi le palonnier. En revanche, il ne contrôle pas le pas collectif (c'est à dire l'angle d'attaque des pales).

Une vidéo en anglais explique tout ça très bien. Si vous avez un faible niveau d'anglais mais que vous avez bien compris ce qui précède, ça vous permettra de mettre des images sur des mots.

Trimmer avec retour de force

Le module Ka-50 tire profit des joysticks à retour de force pour reproduire à merveille le comportement du manche de l'appareil. En effet, lorsque le trimmer est actionné, il bloque le manche dans sa position courante.

Toutefois, vous devez veiller à ce que l'option de recentrage automatique du joystick soit désactivée.

Attention aux possesseurs du Logitech G940 : pensez à scotcher le capteur de présence du joystick si ce n'est déjà fait. Sans ça, vous ne pourrez pas profiter du trimmer pour aller chercher une bière : le joystick se recentrera, déséquilibrant ainsi l'appareil.

Trimmer sans retour de force

La première expérience du trimmer du Ka-50 sans retour de force est déroutante. Ça donne quelque chose comme :

- “Mais non, pas comme ça ! Qu'est-ce qu'il fait ?!? $¨%!!µ+%*ù¨%#* !!!!”.

Alors que l'explication est toute simple : dès que vous actionnez le trimmer, il faut lâcher le joystick et le palonnier !

Cas pratique : vous foncez en ligne droite, et inclinez donc votre joystick de 20° vers l'avant. En actionnant votre trimmer, vous dites à votre monture : “Fais comme si j'inclinais le joystick de 20° vers l'avant”. Le Ka-50 s'exécute. Mais si vous continuez d'incliner le joystick de 20°, on obtient 20+20 = 40° ! Relâchez immédiatement le manche et le palonnier, et vous verrez que le Blackshark fait bien exactement ce que vous lui avez demandé.

- “Oui, mais alors entre le moment où je vais enclencher le trimmer et le moment où le manche et le palonnier vont revenir au centre, ça va merder, non ?

En théorie, oui. Sauf que les développeurs du module ont fait en sorte que ça n'arrive pas : pendant un temps très court, les axes de votre joystick ne sont pas pris en compte, ce qui vous laisse le temps de lâcher le manche sans que l'appareil ne subisse de cahot.

Le Ka-50 a été conçu pour faciliter le travail d'équipe. Il permet de partager facilement des informations -sous la forme de marqueurs- entre les 4 membres d'une équipe de Blaksharks. Alors autant en profiter !

Pour faire simple, imaginez le datalink comme un moyen d'envoyer et de recevoir des mails sommaires. Un mail nécessite un Objet (ici, le type de cible), un ou plusieurs Destinataires, et un bouton d'Envoi.

Observez le clavier du PRTz (il est situé en haut à gauche du HUD) : tout y est. Il y a même un bouton Annuler, et une fonction Pointer vers qui fera office de “Visualiser la pièce jointe”.

Voici maintenant les procédures simplifiées à apprendre par cœur :

Créer un marqueur

  1. Verouiller une cible au Shkval.
  2. Sélectionner le type de cible sur le PRTz.
  3. Valider par SEND / MEM.
  4. Le marqueur apparaît en bleu sur la carte de l'ABRIS (mode NAV).

Envoyer un marqueur aux copains

  1. Faire un Reset du Shkval (Backspace, par défaut).
  2. Sélectionner le type de cible sur le PRTz : cycler jusqu'à ce que le bon marqueur clignote sur l'ABRIS.
  3. Cliquer sur DL TO ALL (ou choisissez un membre de l'équipe par son numéro).
  4. Valider par SEND / MEM.

Recevoir le marqueur d'un copain

  1. Un copain vous envoie un marqueur : l'EKRAN retentit et, sur le PRTz, le type de cible et l'expéditeur clignotent.
  2. Valider par SEND / MEM.
  3. Le marqueur apparaît en bleu sur la carte de l'ABRIS (mode NAV).

Verrouiller une cible marquée

Cerise sur le koulitch, le Ka-50 est capable de locker au Shkval les marqueurs enregistrés dans votre ABRIS, qu'ils s'agissent des vôtres ou de ceux des copains :

  1. Faire un Reset du Shkval (Backspace, par défaut).
  2. Sélectionner le type de cible sur le PRTz : cycler jusqu'à ce que le bon marqueur clignote sur l'ABRIS.
  3. Cliquer sur DL INGRESS (souvenez-vous, “Voir la pièce jointe”).
  4. Rallumer le Shkval (O, par défaut).

Évidemment, il faut que l'appareil soit placé face à la cible, sinon le Shkval ne pourra par verrouiller la cible. Si tout s'est bien passé, il n'y a plus qu'à tirer.